« La garde d’honneur montée du roi Charles VII s’apprête à charger pour la dernière fois. Ils viennent tous de recevoir une ultime bénédiction prononcée par l’évêque de Toul. Veuf et sans progéniture, le vieux souverain est la dernière colonne d’une monarchie pluriséculaire prête à s’effondrer dans un le bruit assourdissant de la guerre moderne. Les uniformes blancs des officiers seront bientôt rougis du sang de ces fiers cavaliers. Ils ont juré personnellement fidélité à leur souverain qui a pris la tête de ses dernières troupes d’élite. Tirant l’épée, le roi ordonne la charge. »
Extrait de presse – Marc Erard, Le Royaume perdu de Lotharingie :
« Assurément, Marc Erard se fait plaisir à réécrire ainsi la chronique bourguignonne, mais l’on se prend au jeu d’une histoire réinventée. La Lotharingie, longtemps poumon économique de l’Europe, devient sous sa plume le principe spirituel du continent dans un élan religieux qui n’est pas sans rappeler la Contre-Réforme (à chacun, sa religion). En refermant son livre, on pense à Jean Raspail et à ses royaumes pas si perdus puisqu’ils maintiennent vivants des principes qui ne peuvent mourir. » Eléments




